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L'Engeance et la Momie

 

            (Dialogue entre un religieux de bas étage...
très haut placé
et Un des Guides des "Deux Terres",
avec le Choryphée, pour voix de la conscience.)

 

                                   ***

Ne pouvant t'égaler...
"Ils" ont fait disparaître !
un à un tes pensers
faisant vibrer tes murs,
afin qu'aux temps futurs
ne vienne comparaître,
en mensonge drapé
de cette infirmité,
l'aveu de vils esthètes,
à s'être retournés
dans leurs tombeaux obscurs.

Il est temps, désormais,
en ce monde du mal,
à la barque échouée,
privée de gouvernail,
que Vérité renaisse
éclairant de sagesse...
Un long séjour hiémal !

Vous l'appelez "Seigneur !" Vous l'égorgez - agneau - !
Peuples incohérents à la langue imprécise,
au palais indécis entre le sang et l'eau,
le pain fade sans sel, et la terre promise
au sable de la haine engendrant tous les maux,
quand l'injustice est reine à "beuverie" permise,
en purim perverti, annonçant les rameaux !

Il faut chercher la cause à l'aversion profonde
et l'endiguer, l'abstraire avec la Force-Amour
ou céder à la haine et périr à son tour,
par l'insidieux venin qui vient frapper de l'ombre !
Elle a le temps, l'infâme, en ses allées-venues ;

depuis l'oppression perse à celle des Césars ;
pour elle, il n'est jamais ni trop tôt, ni trop tard,
qu'elle soit sur la terre, en l'eau, ou par les nues,
à se gorger du temps qui se nourrit du pus
de corps déliquescents que toute âme abandonne
au choix du Seth guerrier, plus qu'à l'aimant Horus,
l'un, dieu tonitruant... l'autre, fils qui pardonne !

La VERITE... c'est comme un printemps-renouveau qui s'éveille, impatient, dans une forêt de bourgeons. En une seule nuit de sève vive, il n'est plus une seule feuille à demeurer cachée dans son havre d'intime protection végétale.

Les ramures, le feuillage, s'étalent sans frein, et même au lever d'un impétueux soleil qui dévie ses rais, à la force de cette "juste progression", trop longtemps contenue.

Je suis le dieu "vainqueur", donnant ciel eau et terre,
A tous ceux qui me louent, prêts à jurer par moi,
à immoler leurs fils, à répudier leur mère,
à vendre leurs cadets, à abjurer leur foi,
la vindicte au palais gavé de ses veaux gras,
pour trahir, en l'esprit, ce qu'ils suivaient naguère,
à préférer dès lors mon talion en 10 lois !

7 [vers], comme en 7 jours, de crémation d'un monde,

où le monde réel, fut l'œuvre d "UN-INSTANT",
pour le souffle d'un Dieu plus puissant que le temps,
principe primordial d'Unité sans seconde :

Une Vie, une Mort, dans le même "panier",
dont l'un est pour apprendre à mourir et aimer,
Et l'autre, pour comprendre, et sachant... pardonner !

En cycles renouveaux, d'autres incarnations,
perpétrées ou vécues à la juste mesure,
en fils d'un Dieu d'Amour ou dernier rejeton,
à haïr, envieux, l'aîné, dans sa pointure.

 

Moi !
Qu'aucun autre pour toi n'aie "mon nom " :
Yahvé !
Et de nul autre dieu n'accepte de leçon !
Protège et rend mémoire à mon jour du shabat !
Glorifie tes parents en seuls pères et mères !
Et ne tue, s'il le faut, que pour suivre ma Loi !
Ni ne viole, incestueux, ni vicieux, n'adultère !
Et ne vole la riche ou la pauvre misère !
En commettant mensonge en la peau d'un témoin !
Ou l'envie pour la chair qui n'est pas pour ta main !

 

L "Edit"  -  Commandement du Sage  -

 

Un jour, viendra sur terre, à tout bouleverser,
car c'est celui qui croit qui peut le plus aimer,
non celui qui montre sa rage !
Haranguant les troupeaux pour les mieux exploiter,
en mi-maquignon et mi-mage !

Je ne suis plus qu'un os et sa forme fugace
à revivre, grandi, de mon tombeau violé.
L'or, tout autour de moi, m'a fait ressusciter,
convoitise à la main sombre de noirs rapaces !
A me donner, dès lors, l'Aile d'Eternité.

Et qu'importe le temps qui m'a couvert de sable
en ternissant la vue du grand sphinx radieux.
Qu'importe les copieurs dénaturant nos "Tables"
et la Bonté de presque tous nos dieux !

La Fontaine a bu l'eau de combien de nos fables ?
Et tous les Sages grecs, combien de nos ruisseaux ?
De chaque peintre, un jour, nous fûmes les pinceaux ;
de l'orfèvre et sculpteur, les maîtres de cristaux ;
joyeux, affables, nets, aimant le pur, le beau,
en l'Esprit Créateur qui vint, par la "parole",
en la vie de tous corps sur terre, en l'eau, qui volent,

Illuminer l'Instant Chaos né de poussière,
en l'ordre positif, lié à son contraire.
<< réside en la Force-Aptitude
à déployer sans fin...
pour vivre et pour Aimer la Vie.

Le long du long Fleuve Tranquille.>>

En tout le reste est un discours
qu'aucune loi ne peut régir,
hormis la Loi d'Amour,
Alchimique Elixir :

En premier, tu prendras toutes vies comme un Double,
en donnant, plus qu'il peut se mettre dans tes mains ;
aimant du même "poids", l'animal ou l'humain,
qu'ils soient clairs, attardés, puissants, faibles ou troubles.

Et ta vie conduiras comme un prêt qu'on savoure
et qu'il faut rendre au Jour, avec les intérêts,
pour mériter dès lors, le droit de continuer
des pas dans cet "Ailleurs" d'aïeux qui nous entourent.

Aurais-tu d'autres dieux, que le Dieu de ton cœur,
qu'il n'appartient qu'à toi, nanti du libre arbitre,
à l'heure de ton choix, d'en clore le chapitre
et retrouver le cours de la noble "valeur".

Que chacun de tes jours soit un jour de "labeur";
il n'est de seul repos que pour l'âme éthérée.
Quel est le jour relâche à la fleur butinée ?
A l'Energie-Amour ? Au réservoir du cœur ?

Bois ce qu'il te convient... Ne mange point la mort.
Elle est comme un poison qui corrompt ce qu'il touche.
Il y a dans le sol tout ce qui te rend fort,
sache le glorifier par le choix de ta bouche.

Essaie d'être fidèle à l'amour qu'On t'apporte,
aux enfants que tu crées, ainsi qu'à tes parents.
Ils sont autant d'idées qui entrouvrent la porte,
à t'éloigner, serein, de tout isolement.
Ne commets, à tes yeux, rien que de magnanime,
en de fausses pensées, nous reculons d'un pas,
et de pas de travers, en multiples faux pas,
le diable est un [bon d'yeux] conduisant à l'abîme !

"M" ! plus qu'il ne faut, le prochain qui te touche
et l'ennemis, distant, qui ne veut t'approcher.
la seule Foi qui vaille est dans l'élan d'Aimer :
l'Arbre, l'Instant, l'Impie, la Truie, le Ver... la Mouche

Evite de placer, en balance, deux vies ;
toutes deux n'ont qu'un cœur qui brûle d'un seul feu.
Où qu'en soit le chemin, il conduit au seul lieu,
qui nous verra – Retour – ensemble, réunis !

Et pour clore, ne fais que le bien qui t'anime,
en rejetant le mal tout comme l'indécis.
Ta vie ne sera plus ni tracas ni soucis,
A ton cœur de mutant, dont tu auras l'estime...

 

Et le jour du seigneur pour égorger l'agneau ?
Qu'en fais-tu, litanie de préceptes si nobles ?
Ils sont bien révolus, les temps, reste au tombeau
de ta vallée des morts, loant tes paraboles.
Il faut vivre et manger du tranchant du couteau,
et rendre tous les coups, pour les coups qu'on te donne.
Il est sage d'aimer, stupide d'être un homme,
à pardonner l'impie, le brutal, le jaloux,
à moins d'être un fluet, un inverti, un mou !

 

Il est plus qu'un fossé entre ces deux visions :

L'une, revient de loin, pour poursuivre sa tâche,
et l'autre – aveuglement –hâter sa régression,
par le cobra royal dont le venin se crache
au visage effrayé par l'élixir fatal,
capable de stopper toutes les reptations,
Balance entre un bien faible et un timide mal !

Garde avec toi la "Force" issue de tes ancêtres,
et prends ton pectoral et ton Pschent... Pharaon,
que le séjour des Morts t'apporte sa Leçon ;
ne subis pas deux fois, la dure loi des reîtres
en soudards religieux ou subtils francs-maçons.

Il te faut régner, ROI... ou Momie... disparaître !